Aviron : mes meilleurs et pires souvenirs

avironAviron : mes meilleurs et pires souvenirs

Rubrique où chacun évoque ses pires et ses meilleurs souvenirs en tant que rameur, barreur, parent de rameur, entraîneur…  au cours de son histoire personnelle liée (ou non) à  l’aviron club du lac d’Aiguebelette.

 

Aviron : mes meilleurs et pires souvenirs

Dans cette rubrique, je suis allé voir quelques personnes de l’ACLA (et finalement, j’espère que tout le monde y passera !) gravitant autour de l’aviron ou étant dans l’aviron jusqu’au cou,

et je leur ai posé 2 questions simples :

Quel est ton  meilleur souvenir lié à l’aviron ?

Quel est ton pire souvenir lié à l’aviron ?

Aujourd’hui, Clare Geray s’y colle. Rameuse compétitrice au club depuis cette année, en provenance d’Aix les Bains.

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Mon pire souvenir :

« Mon pire souvenir à l’aviron est assez rigolo après coup, mais sur le moment ce n’était pas la joie. En février 2016, ma coéquipière aixoise Gwenaël Leveque et moi, devions nous entraîner un samedi matin sur le lac du Bourget. Le lac était vraiment calme pour une fois, nous n’avons donc pas hésité à sortir en 2-.

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La sortie se déroulait bien nous faisions nos B2. Lorsque, soudain, arrivées à Terre-nue nous commençons à voir au loin une immense barre noire. Nous nous sommes alors dépêchées de rentrer. Sur le chemin du retour le bassin commençait à être houleux, les creux devenaient de plus en plus grands. A 1,5 km du club, le bateau commença à couler tant il était rempli d’eau. Nous devions absolument trouver un endroit où accoster. Mais où ? Les roselières protégées par des pics en bois nous empêchaient d’atteindre la piste cyclable. A 1km la piste semblait plus abordable, nous avons donc dû sauter dans une eau gelée afin d’éviter d’abîmer le bateau avant de regagner le bord. Je me souviens qu’à ce moment c’était comme si des milliers d’aiguilles transperçaient mes jambes et que mon souffle se coupait. Nous devions maintenant regagner le club avec le bateau sur l’épaule et les pelles à la main, c’était encore sans compter sur la grêle et le vent qui nous fouettaient le visage et nous empêchaient d’avancer. J’avais l’impression que le cauchemar ne s’arrêterait jamais. Bref je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie et j’avoue que je ne compte pas retenter ce genre d’expérience en hiver. »

 

Mon meilleur souvenir :

 

« Pour mon meilleur souvenir, c’était en junior 1 lors des championnats de France 2014 à Vichy. Avec mes coéquipières d’Aix les Bains nous avions monté un 4-. Nous ne connaissions absolument pas notre niveau par rapport aux autres bateaux car nous n’avions pas pu nous entraîner sur des longues distances en raison des mauvaises conditions sur le lac du Bourget cette année là.

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Au départ des séries, nous étions concentrées comme jamais. Nous. n’avons pas fait  un très bon départ et dès les premiers coups nous nous sommes  retrouvées derrière. Mais dès le 500m nous nous sommes toutes mises à ramer ensemble… chaque coup nous ne faisions qu’une. Tout était devenue facile, nous avions le temps pour tout et nous ne pensions qu’à une chose la longueur.

Et d’un coup s’était comme si le bateau de Grenoble à côté s’était arrêté pour nous laisser passer. C’était vraiment une super course qui nous a permis de nous qualifier pour les demies. En demie nous n’avons pas réussie à sortir la bonne course pour nous qualifier en finale A. Mais pour la course de notre finale B nous avions décidé de tout donner. De même que pour les séries nous sommes mises au train comme une seule pelle, nous sentions la glisse du bateau à chaque coup. Nous voulions nous prouver à nous même que nous avions notre place en Finale A. Pour le dernier 500 deux bateaux s’étaient détachés en tête, c’était un super bord à bord avec le bateau de Mâcon et de nouveau les sensations étaient au rendez vous.

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Nous avons tenu le rythme jusqu’au bout et dépassé la pointe du bateau Jaune et Noir. Nous n’avons peut-être pas gagné de médaille cette année là mais c’était notre petite victoire du week-end. Je n’oublierai jamais ces trois courses…

 

Je retiens aussi d’excellents souvenirs des stages que j’ai pu faire avec la ligue Rhône-Alpes notamment à Chalons et Bergerac en 2013. J’y ai rencontré de grands sportifs (Adrien Hardy, Xavier Dorfman, Fabrice Moreau) qui nous ont partagé leurs expériences et nous ont conseillé pour avancer.

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J’espère encore revivre beaucoup de sorties et de courses comme celles ci avec de nouvelles coéquipières… »

Clare Geray