Aviron : mes meilleurs et pires souvenirs

avironAviron : mes meilleurs et pires souvenirs

Rubrique où chacun évoque ses pires et ses meilleurs souvenirs en tant que rameur, barreur, parent de rameur, entraîneur…  au cours de son histoire personnelle liée (ou non) à  l’aviron club du lac d’Aiguebelette.

 

 

Aviron : mes meilleurs et pires souvenirs

Dans cette rubrique, je suis allé voir quelques personnes de l’ACLA (et finalement, j’espère que tout le monde y passera !) gravitant autour de l’aviron ou étant dans l’aviron jusqu’au cou,

et je leur ai posé 2 questions simples :

Quel est ton  meilleur souvenir lié à l’aviron ? Quel est ton piredsc_2300 souvenir lié à l’aviron ?

 

 

Aujourd’hui, Emeline Belemin s’y colle. Rameuse loisirs, encadrante bénévole

 

Le pire souvenir:

« Je n’ai pas beaucoup d’expérience en aviron pour avoir de très mauvais souvenirs à raconter…
Je pourrais évoquer des moments où j’ai appris à barrer où je n’étais pas glorieuse du tout.

Bah, je vais plutôt parler d’un trajet en voiture il y a quelques années ; j’arrivais de Lyon au Lac d’Aiguebelette, passé le péage, je suis tombée sur les banderoles contre l’aviron, les championnats du monde tout ça.
J’ai été transie de honte, ça m’a envoyé une décharge d’adrénaline, que l’on affiche des propos qui allaient surtout générer des clivages au sein de la population locale (qui me semble peu tourmentée) et peut être même de la haine. Nous connaissons la suite.
À l’époque je ne pratiquai pas l’aviron, mais pour moi cette discipline faisait partie de la culture du coin au même titre que le parapente, la consommation de fromage, la contemplation des saisons qui passent etc. J’ai été triste qu’on en vienne à déployer de tels messages, et je trouvais la façon vile. Tout le battage qui allait avec était une façon pourrie de façonner des rancoeurs.
Pour ma part j’étais fière du rayonnement qu’a le Lac d’Aiguebelette à travers l’aviron, une discipline que je trouvais admirable. »

 

Le meilleur souvenir:

« Un moment avec les minimes garçons en 8 aux championnats de France l’année passée.
C’était avant de nous rendre au départ de la finale B. Les conditions étaient difficiles, avec la Saône en crue qui charriait des grosses branches d’arbres et tout un tas de trucs, le courant que nous n’avions PAS l’habitude de gérer à la maison. On en avait bavé niveau matériel. Pour ma part j’étais éprouvée mais il y avait aussi un côté aventureux.
On remonte tranquillement la zone d’échauffement et plus tard, on entreprend notre petit départ, dans le sens de la course.


Le bateau se lance instantanément puis il décolle et fonce de plus en plus fort. Pas d’à coups, une puissance se déroulant avec fluidité et lucidité, implacable… Là où j’étais, j’avais la sensation de prendre un vol dans une autre dimension. Ce départ était juste ultra puissant en tous points, absolument sensas’. Il me semble que cette belle équipe a balancé tout de ses tripes à cet instant, en harmonie. C’était carrément dingue. connaître un truc pareil, ça vaut le coup. Même si peut être ce n’était rien, de l’intérieur c’était ultra fort, un de ces moments qui donne envie d’en connaître d’autres.

aviron
Quand le bateau a ralenti, on était tous les 9 scotchés. Il y a eu un silence qui a duré quelques secondes où on a dû reprendre nos esprits.
La course qui a suivi n’a pas été aussi bonne… mais alors ce départ… !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!À quoi ça tient des moments pareils? Qu’est ce qui fait qu’ils se produisent à un moment et pas à un autre? Quelle est la recette qui transforme un équipage en une bombe déferlante? Parce qu’il y avait rien de magique…

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On était bien là ensemble tout les neuf qu’on était, mes rameurs savaient juste tous quoi faire, et ils l’ont bien fait.
Ben voilà, il y avait personne pour le voir, alors on gardera ça juste pour nous.. héhé.. je me trouve plutôt privilégiée d’avoir partagé ça avec les garçons ^^. Pour moi c’était une jolie marche de gravie dans le grand escalier des accomplissements pour nos rameurs minimes. J’espère qu’ils connaîtront ça de nouveau, voire mieux et qu’ils continueront de monter leur escalier en entraînant les autres avec eux, même si certaines marches sont plus dures que d’autres à grimper.
Voilà, c’est le souvenir sur le haut du podium de mes souvenirs en aviron, quelques secondes lors d’un échauffement avant une course ! »
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Emeline Bellemin