Aviron : mes meilleurs souvenirs

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Aviron : mes meilleurs souvenirs : rubrique où chacun pourra évoquer ses pires et ses meilleurs souvenirs en tant que rameur, barreur, parent de rameur, entraîneur…  au cours de son histoire personnelle liée (ou non) à  l’aviron club du lac d’Aiguebelette .

Aviron : mes meilleurs souvenirs

Dans cette rubrique, je suis allé voir quelques personnes de l’ACLA (et finalement, j’espère que tout le monde y passera !) gravitant autour de l’aviron ou étant dans l’aviron jusqu’au cou,

et je leur ai posé 2 questions simples :

Quel est ton (votre) meilleur souvenir lié à l’aviron ?

Quel est ton (votre) pire souvenir lié à l’aviron ?

Cette semaine, place à Samuel Floret, rameur Junior de l’ACLA.

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Mon meilleur souvenir

TDR de Turin 2015.

Samuel : « C’est le meilleur des souvenirs car nous étions huit et huit très bons amis !

Le fait d’être a Turin ajoutait un paramètre encore plus galvanisant. Nous avions fait aussi de loin, pour moi, le meilleur stage de préparation ! Nous sommes arrivés en terre Italienne la rage au ventre et le couteau entre les dents, l’ envie de bien faire était omniprésente.

Je me souviens encore que Fred nous avait mis dans un cocon. La veille il a même dormit dans notre chambre. Sylvain était là aussi, en tant qu’apprenti sorcier !

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Le matin avant le réveil musculaire ils nous ont remémoré les points techniques à appliquer durant les 6000m avec une vidéo a l’ appui. Tout s’enchaîna, p’tit dej, préparation des sacs, arrivé au bassin et enfin,arriva l’ heure du speech de Fred. On avez tout pour faire une bonne perf : huit gaillards bien entraînés, soudés par une amitié incontestable, et l’envie de bien faire !

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Et c’était partie, 18min 06 d’ effort, un goût de sang dans la gorge au bout de 4000m, stigmatisé comme jamais…..un effort un peu plus qu’intense ! Je me souviens encore que dans les derniers mètres nous avions du mal tenir nos positions, la cadence monta pour finalement redescendre dans les 100 derniers mètres. Bref le lactique y était pour quelque chose…….

Après tout s’enchaîna encore trop vite, le bateau en partie démonté, Fred arrive avec un papier dans les mains et nous annonce le résultat : 5eme à 30sec des 2eme mais loin derrière les premiers.

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Autant dire qu’on explose de joie, nous avions plus que rempli l’objectif du jour ( je ne m’en souviens plus trop). Mais ça reste une aventure humaine hors du commun, une bonne aventure de potes se redécouvrant, et une saison pleine de promesses. Le retour en France s’est fait dans l’après midi, et pour certain a peine fini le WE, direction les stations pour une semaine de ski de piste en famille. »

Mon pire souvenir

La finale des Championnats de France 2015 à Libourne.

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Samuel : « La finale des chpts de France, c’est  la COURSE à ne pas rater. Et bien pour nous ce fut la pire régate de la saison. Le championnat était le point d’orgue de notre saison, les Heures de musculation, en bateau…à douter parfois, à finir des entraînements en pleurant…. Tout ce qu’il faut pour y arriver pleine forme ! La série a été la course de décrassage, sans trop  de sensations comme d’habitude. Puis vient l’ heure véridique et fatidique du WE et c’est cette course qui allait donner la saveur à notre saison.

Le quart de finale fut la course en format olympique la mieux aboutie de toute notre saison : nous avions des adversaires de choix, entre autres les futurs champions France en 4- (Metz). C’est partie fort, très fort, nous accusions aucun retard pour prétendre à une finale ; Metz se détacha rapidement du reste du peloton et nous faisions jeu égal avec Maison-Mesnils, ils nous collaient un quart de longueur durant 1300m et nous ne nous sommes jamais affolé ! Cela ramait long et puissant, le souffle était encore tranquille et la cadence pas trop élevée (37). Louis lâcha les chevaux. Rien ne pouvait nous arrêter. Nous doublons Maison-Mesnils) à 60m de l’ arrivée. L’ euphorie était à son paroxysme.Nous n’avions jamais fait une récupération aussi hilarante.

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Bref, le lendemain la finale A arriva, troisième temps au général, rien nous prédisait de monter sur la boite, tellement la densité était élevée. Nous somme partis dans le choux complet, une erreur de direction nous « priva » de notre finale. Taper les bouées une fois la coque déjaugée et là nous ramions après nous même, à remettre de l’ordre technique et de la vélocité, rien de tous ça ne prenait forme.

Verdict, 6eme loin de la tête de course, des larmes et des larmes vinrent se former sur nos visages, une fin de saison au goût amer voir acide. Nous étions dégoûtés, blasés et rien ne peut retranscrire ce que nous subissions a cet instant ! » .